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Le fonctionnement de vente-privee est plus que « start-upien ». Laurent Salomon

Laurent Salomon

Passé par le site de commerce en ligne Rue du Commerce, cet architecte front de 35 ans a rejoint il y a quelques mois l’aventure vente-privee. Jeudi 13 avril, il a fait une pause dans la cité lyonnaise pour rencontrer l’écosystème tech. Des anciens de l’Epitech en passant par les collaborateurs de vente-privee, étaient attendus au Galopin pour échanger sur les enjeux tech du e-commerce. Entretien.

Ce meet-up a été organisé en partenariat avec l’association While 42 fondée fin 2012 par Julien Barbier, diplômé de l’Epitech et serial entrepreneur expatrié dans la Silicon Valley. L’objectif de ces meet-up, c’est de réseauter ?

A Lyon, les réseaux entre développeurs et informaticiens ne sont pas suffisamment développés. Avec ce meet-up, l’idée est de rassembler ceux qui font bouger les lignes de l’IT.
C’est essentiel de créer des temps dédiés à la rencontre. C’est ce que fait While 42. L’association fédère la FrenchTech aux quatre coins du monde. Elle permet aux Français qui bossent dans les plus grandes boites de la tech de partager les bonnes pratiques. La baseline de l’association résume très bien l’état d’esprit des meet-up organisés : « Les ingénieurs français sont mondialement reconnus pour leurs compétences. Cependant, il n’existe pas de réel réseau global les rassemblant. C’est pourquoi nous avons décidé d’en créer un. »

Quelles bonnes pratiques as-tu partagé ?

La première question à se poser, c’est comment construit-on un bon site Internet en 2017 ? Il y a évidemment des choix architecturaux à faire mais aussi des méthodes de travail spécifiques à connaître. On a échangé sur les enjeux liés au développement, au maintien et à la mise en production de site à haute charge.
Il faut avoir en tête que la disponibilité n’est pas un pré-requis dans les choix architecturaux. C’est une résultante de bons choix méthodologiques et d’une excellente conduite de projet. Aujourd’hui quand on parle maintien d’un site à haute charge, on pense intégration continue, architecture en micro-service, API first, user experience, low balancing, CDN.

Quels sont les enjeux pour un e-commerçant comme vente-privee ?

Pouvoir adresser la bonne offre, à chacun. Aujourd’hui, les gens sont très connectés, cela complexifie la gestion d’un site Web. Cette complexité réside notamment dans la multiplicité des publics à adresser, le nombre croissant de devices et les différents usages. Notre challenge consiste à bâtir une palette d’outils, de méthode de travail, de bonnes pratiques et de nouveaux standards.

Qu’est-ce que tu as envie de transmettre pendant ces meet-up ?

En tant qu’ancien de l’Epitech j’aime l’idée de partager les savoirs et pourquoi pas inspirer. Ces meet-up sont l’occasion de montrer ce que nous faisons chez vente-privee. En tant que licorne française dans le secteur du e-commerce, l’un de nos principaux challenges consiste à opérer un pivot organisationnel pour maintenir un niveau de productivité élevé. Aujourd’hui, on ne peut plus fonctionner sur des cycles en V. Il faut faire évoluer les méthodes classiques de conduite de projet informatique au profit de celles éprouvées dans les start-up de la Silicon Valley. En matière d’agilité, ce sont elles les pionnières.

Ça veut dire que Vente-privee fonctionne comme une start-up ?

Notre fonctionnement est plus que « start-upien ». Et nos enjeux sont les mêmes que ceux d’une start-up. On est en train de passer à la vitesse supérieure. Une partie de la réponse aux challenges qui nous attendent réside dans les méthodes et les outils développés par la DSI. Plus que jamais, vente-privee a un ADN techno et s’inscrit dans ce qui se fait de plus sexy en matière d’informatique.