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Tech chercheuse

Julien Mangeard

Innover pour lui c’est tous les jours. A grand coup de deep learning, Julien Mangeard, le CTO de vente-privee explore les routes prometteuses de la technologie, sa meilleure alliée pour faire bouger les lignes du e-commerce mondial.

La technique doit être au service des membres qui viennent chercher une expérience particulière chez vente-privee ?

Notre travail est de susciter du désir chez les membres. La technologie est au service de cette étincelle. Notre mission est de capter la substantifique moelle de toutes les innovations numériques et mobiles pour les implémenter chez vente-privee. L’expérience que l’on propose se doit d’être unique et personnalisée.

La personnalisation de l’expérience client grâce au deep learning c’est ton objectif ?

Des équipes dédiées planchent jour et nuit sur les meilleurs outils pour créer la meilleure expérience personnalisée (sourire). Certaines sont basées à la Digital Factory, d’autres sont postées dans nos lab de recherche. On entre dans des cycles d’innovation incrémentale. C’est un virage dans l’histoire de vente-privee : avant, il n’y avait pas de personnalisation, demain, elle sera partout et systématique.
Quand on sait que les membres passent en moyenne 49 minutes sur notre site par mois, il est désormais plus que nécessaire de leur proposer une expérience personnalisée, au plus près de leurs désirs. Contrairement aux sites d’e-commerce traditionnels, nos clients ne sont pas anonymes. Chaque fois qu’un de nos membres se connecte, on sait exactement qui il est.

Au service commercial, il doit y avoir des sacrés enjeux techniques pour aider les collaborateurs à améliorer la qualité de service fournie aux clients ?

Parmi les challenges, on travaille à réduire les délais de livraison. Mais pour ça, on a besoin de connaître à l’avance ce que les membres vont commander. Et c’est notre défi. Lorsque nos équipes commerciales sont capables de détecter les tendances, les machines, elles, n’arrivent pas encore à prévoir ce qui est désirable pour les consommateurs. Il va donc falloir leur apprendre, pour être en mesure de déterminer la quantité de produits qui sera vendue afin de réaliser une prévision des ventes capable d’anticiper la gestion des stocks dans nos entrepôts. Grâce aux algorithmes et au deep learning, on y parviendra bientôt. Mais ça deviendra une réalité seulement si les informaticiens échangent avec des commerciaux qui ont vingt ans de métier. Penser que les codeurs vont faire ça tout seul dans leur coin, c’est ridicule. Il n’y a pas de magie dans l’informatique : l’ordinateur ne va pas apprendre seul du jour au lendemain à détecter les nouvelles tendances susceptibles de séduire les clients. Il va falloir transcrire une partie du savoir des commerciaux. C’est l’exemple même de comment la technique se met au service des collaborateurs.